Nouvelles caméras Telycam Explore Gen2 (100 / 300 / 500)

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Nouvelles caméras Telycam Explore Gen2 (100 / 300 / 500)

Trois caméras PTZ, un même châssis, trois panneaux arrière. Voici ce qui distingue les Telycam Explore 100, 300 et 500, et où placer chacune.

Passer d’un capteur 1 pouce à un capteur 4/3 sans changer de grille tarifaire : voilà le pari de la deuxième génération Explore. Présentées par Telycam en juin 2026, puis exposées au salon InfoComm de Las Vegas, les trois nouvelles caméras PTZ remplacent chacune un modèle existant. L’Explore 100 succède à l’Explore SE, l’Explore 300 prend la relève de l’Explore XE et l’Explore 500 celle de l’Explore d’origine, à capteur 1 pouce. Les prix catalogue restent alignés sur ceux des modèles sortants, un point qui pèse lourd pour une société de production qui amortit son parc sur plusieurs saisons.

Vues de face, les trois têtes se ressemblent trait pour trait : même châssis noir, même voyant tally rouge au sommet, même fourche profonde. La gamme Telycam Explore Gen2 partage aussi des moteurs brushless à courant continu synchronisés sur trois axes, le suivi et le recadrage automatiques par IA, la sortie de données FreeD et deux voyants tally. S’y ajoutent l’enregistrement local et une interface web entièrement refaite, utilisable depuis un smartphone ou une tablette. Ce qui les distingue se lit sur le capteur, l’optique et le panneau arrière :

  • Explore 100 : capteur 1/1,8", zoom 30x, 12G-SDI, SFP+, NDI High Bandwidth et genlock. La caméra des longues distances – arénas, palais des congrès, enceintes sportives.
  • Explore 300 : capteur 4/3", zoom 20x, autofocus hybride, filtre passe-bas optique et filtre ND, avec HDMI 2.0, NDI HX3 et 3G-SDI. L’image grand capteur pour plateaux, amphithéâtres et studios de streaming.
  • Explore 500 : l’imagerie de la 300 et la connectique broadcast complète de la 100, pour les régies, l’IMAG et la production virtuelle.

Excellente qualité d’image et caractéristiques techniques.

Chaque modèle s’appuie sur un capteur CMOS Sony de 9 mégapixels et délivre du 3840 × 2160 jusqu’à 60 images par seconde sur ses sorties principales. Côté traitement, l’ingénieur vision dispose de quoi accorder plusieurs caméras sur une même scène : réduction de bruit 2D et 3D, balance des blancs automatique, ATW, one-push ou réglée en température de couleur, exposition manuelle ou en priorité vitesse, diaphragme ou luminosité. Le mode anti-scintillement 50 Hz ou 60 Hz supprime les barres qui défilent sous certains projecteurs LED, un grand classique des tournées où se côtoient des parcs lumière de prestataires différents.

La sensibilité annoncée descend à 0,5 lux (50 IRE, gain maximal, 1/30 s). La Telycam Explore 100 atteint ce chiffre à F1,35, sa plus grande ouverture. Les modèles 4/3 l’obtiennent à F2,8, donc avec une optique moins lumineuse de deux diaphragmes : la preuve concrète que leurs photosites, bien plus grands, captent davantage de lumière. La nouvelle interface web mémorise en outre quatre préréglages de scène pour l’image. Un réglage keynote sous une face serrée, un autre pour les questions-réponses salle rallumée, et la bascule se fait en quelques secondes entre deux sessions au lieu de tout reprendre à la main.

Sur une PTZ à l’antenne, le mouvement compte autant que l’image. Au rappel d’un preset, les moteurs brushless lancent et arrêtent ensemble pan, tilt et zoom ; la caméra rejoint son cadre suivant en un seul arc continu, sans panoramique d’abord puis zoom ensuite. Le couple reste constant sur toute la plage de vitesse, ce qui se remarque surtout à faible allure : un glissement à 0,1°/s pendant la révélation d’un produit ou un final de concert reste fluide, sans les à-coups qui trahissent les têtes d’entrée de gamme. Jusqu’à 256 presets sont accessibles par liaison série, dix depuis la télécommande infrarouge, avec une précision de repositionnement de 0,1°.

Le pilotage suit autant les usages broadcast que ceux de l’intégration AV : VISCA en série et sur IP (TCP et UDP), Pelco P/D et ONVIF, avec RS-232 et RS-485 sur les trois modèles et RS-422 en plus sur les 100 et 500. Les voyants tally, à l’avant et à l’arrière, répondent aux commandes NDI, VISCA et VISCA over IP : l’intervenant comme l’équipe plateau savent quelle caméra est à l’antenne. Le suivi automatique par IA permet à un seul opérateur de confier le plan de l’orateur à la caméra pendant qu’il gère les autres positions. Quant au protocole FreeD, il transmet pan, tilt, zoom et mise au point aux moteurs de plateaux virtuels – Unreal Engine, Vizrt, Zero Density, Aximmetry, Brainstorm, VSet3D – sans boîtier de tracking ajouté sur la tête.

Des capteurs d’image exceptionnellement grands.

Le vrai saut de génération se cache derrière l’objectif de la Telycam Explore 300 et de sa grande sœur, l’Explore 500. Toutes deux abandonnent le 1 pouce au profit d’un capteur Sony 4/3", dont la zone active d’environ 17,3 × 13 mm représente à peu près le double de la surface d’un format 1 pouce. Répartis sur cette surface, neuf millions de photosites recueillent chacun davantage de lumière. Les ombres restent plus propres à gain égal, et la profondeur de champ devient assez courte en position télé pour détacher un intervenant d’un mur LED chargé. Une interview prend alors l’allure d’un tournage caméra cinéma plutôt que celle d’un plan pris par un boîtier fixé au plafond.

Avec une profondeur de champ aussi courte, la moindre erreur de point saute aux yeux, d’où l’autofocus hybride. La détection de phase accroche le sujet presque instantanément, la détection de contraste affine ensuite la position finale. Ce duo garde net un orateur en mouvement, sans le pompage typique des systèmes à contraste seul dans une salle sombre. L’objectif 9,79–186,5 mm (F2,8–F4,5) couvre de 71° à environ 4° d’angle horizontal : assez large pour une table ronde de quatre personnes, assez long pour un plan taille propre depuis le fond d’une salle de taille moyenne.

Deux outils optiques règlent des problèmes qui surgissent d’ordinaire sur site. Le filtre ND intégré abaisse la transmission à 25 %, 6,3 % ou 1,6 %, soit environ deux, quatre et six diaphragmes. Face à une façade vitrée en plein jour ou sur une rencontre en extérieur, l’iris peut rester ouvert et l’obturateur au 1/50 ou au 1/60 s. Un filetage sur l’objectif accueille un filtre vissant supplémentaire. Reste le filtre passe-bas optique, ou OLPF. Un mur LED forme une grille de points lumineux, le capteur en forme une autre ; si leurs pas se rapprochent, des franges de moiré ondulent sur l’écran derrière l’intervenant. L’OLPF adoucit le détail juste sous la limite d’échantillonnage du capteur et coupe cette interférence avant qu’elle n’atteigne l’image – bien moins coûteux que de repositionner les caméras en pleine répétition.

L’Explore 100 prend le chemin inverse. Capteur 1/1,8" plus petit, mise au point classique plutôt qu’hybride, mais un 6,91–214,64 mm qui ouvre à F1,35 en grand angle et resserre l’angle horizontal à environ 2° en butée télé. À 30 mètres, cela cadre une tranche de scène d’à peine un mètre de large, un vrai plan serré, contre environ 2,1 mètres pour les modèles 4/3 depuis la même position. Au fond d’une aréna ou sur une estrade presse, c’est l’allonge qui rentabilise la caméra.

Telycam Explore 300 BK, caméra PTZ 4K à capteur 4/3 pouce

Connectivité 12G-SDI et SFP+.

Dans une régie organisée autour d’une grille SDI et d’un mélangeur matériel, l’Explore 100 et la Telycam Explore 500 apportent les interfaces qui font entrer une PTZ dans la chaîne broadcast au lieu de la laisser à côté. Le 12G-SDI transporte du 2160p jusqu’à 60 images par seconde, sans compression, sur un seul câble coaxial, là où il fallait autrefois quatre liaisons 3G-SDI. Sur les mini-coaxiaux 12G courants, les longueurs utiles tournent autour de 30 mètres. Un câble plus épais va plus loin, mais au-delà, la fibre prend le dessus.

C’est tout l’intérêt de la cage SFP+. Équipée d’un module optique, elle envoie le même signal SDI sur fibre vers une régie à un autre étage, un car régie sur le parking ou une salle de contrôle à l’autre bout d’un campus ; les modules monomodes courants sont donnés pour dix kilomètres. La fibre reste en outre insensible aux boucles de masse et aux perturbations électriques, un vrai sujet dans les stades et halls d’exposition où la vidéo partage les chemins de câbles avec le courant fort.

Les deux caméras acceptent une référence genlock. Leur cadence d’image se cale sur la synchro maison, les coupes au mélangeur restent propres et la PTZ cohabite avec les caméras plateau et d’épaule sur la même référence. La sortie 3G-SDI des 100 et 500 délivre quant à elle un recadrage HD de l’image 4K. Une seule caméra placée face au pupitre fournit ainsi un plan large 4K en 12G-SDI et un plan HD plus serré en 3G-SDI : deux sources au mélangeur pour une seule tête et un seul point d’accroche.

L’Explore 300 garde un panneau plus simple. Le HDMI 2.0 transporte la 4K60, et sa sortie 3G-SDI livre l’image entière jusqu’en 1080p60, ce qui l’intègre sans convertisseur à une installation HD-SDI existante. Pas de genlock, de 12G-SDI ni de SFP+ : c’est la contrepartie de son positionnement tarifaire. Le HDMI 2.0 en 4K60 reste commun aux trois modèles.

NDI High Bandwidth jusqu’à 250 Mbit/s.

Sur IP, la gamme se partage de la même façon. Les trois modèles diffusent en NDI HX3, qui compresse la 4K60 entre 3 et 120 Mbit/s et convient aux réseaux partagés avec la bureautique, à la contribution à distance ou aux liaisons sans fil. Les Explore 100 et 500 y ajoutent le NDI High Bandwidth, de 90 à 250 Mbit/s. Son codec intra-image SpeedHQ est visuellement sans perte, encaisse plusieurs cycles de décodage et de réencodage dans la chaîne de production, et sa latence technique se compte en lignes de balayage plutôt qu’en images. Les opérateurs le constatent sur les écrans IMAG comme en incrustation en direct.

La bande passante se prévoit. Chaque caméra se raccorde par un port gigabit, et quatre flux 4K60 à 250 Mbit/s saturent à eux seuls un lien de 1 Gbit/s. Un dispositif de six à huit caméras en High Bandwidth réclame des liaisons 10 GbE entre commutateurs, avec environ un quart de capacité laissé libre en réserve. Le HX3 garde tout son sens pour les positions moins exigeantes : contrechamp sur le public, salle de débordement, diffusion web seule. L’Explore 100 reste l’entrée la plus économique vers le NDI complet en 4K60, avec de surcroît un zoom 30x à l’avant.

Tout ne passe pas par un mélangeur. L’encodage H.264/H.265 et les protocoles SRT, RTMP, RTMPS, RTSP, WebRTC, MPEG-TS et RTP multicast permettent à chacun des trois modèles de diffuser directement vers une plateforme ou un hub de production à distance, sans encodeur matériel dans le flight-case. L’USB-C fournit de la 4K30 en MJPEG, H.264 ou H.265 à un ordinateur portable pour la visioconférence ou la capture ; USB et NDI ne fonctionnent toutefois pas en même temps.

L’alimentation emprunte le même câble Ethernet. Les 100 et 500 acceptent le PoE++ (IEEE 802.3bt), la 300 se contente du PoE+ (802.3at), et une entrée 12 V continu dépanne là où les switchs adaptés font défaut. Vérifiez le budget global du switch, pas seulement la classe par port : le 802.3at fournit jusqu’à 30 W par port côté commutateur, le 802.3bt 60 ou 90 W selon le type, et un switch bien rempli peut manquer de puissance bien avant de manquer de ports.

Telycam Explore 100 BK, caméra PTZ 4K avec zoom optique 30x

Audio XLR.

Chaque Explore Gen2 dispose d’une entrée mini-XLR avec alimentation fantôme et d’une entrée ligne stéréo 3,5 mm. Le son est embarqué avec l’image sur le SDI, le HDMI, le NDI et les flux IP : il arrive synchronisé au mélangeur ou sur la plateforme de diffusion, sans circuit audio parallèle à recaler ensuite.

Un court micro canon statique monté sur la caméra donne une vraie ambiance à un direct sportif ou à un salon, là où un plan large resterait muet. Un mix ligne issu de la console façade, branché sur le jack 3,5 mm, transforme une seule Explore 300 en unité de streaming autonome pour un cours magistral ou une réunion plénière d’entreprise : un câble Ethernet, une image finie, un son fini. En tournage multicaméra enregistré dans chaque tête, une piste témoin sur chaque caméra accélère nettement la synchronisation des angles au montage.

Côté pratique, prévoyez un court câble adaptateur mini-XLR vers XLR standard. N’activez l’alimentation fantôme que pour les micros statiques ; les sources de niveau ligne vont sur l’entrée 3,5 mm, où elles ne saturent pas le préampli micro.

Enregistrement interne sur cartes mémoire.

Une fente microSD dans chaque boîtier enregistre localement le signal de la caméra. Le coût est dérisoire, le filet de sécurité bien réel. Si le réseau du lieu tombe au milieu d’un direct, la caméra continue d’enregistrer et les fichiers restent disponibles pour la rediffusion ou la version à la demande. La même carte offre à chaque position un enregistrement ISO pour la postproduction : le monteur peut reconstruire le programme avec d’autres choix de coupe dès le lendemain matin, sans louer d’enregistreur multicanal. Les fichiers se visionnent aussi sur place ou partent vers le cloud juste après l’événement.

Choisissez des cartes haute endurance prévues pour l’écriture vidéo continue, formatez-les dans la caméra avant chaque prestation et ajoutez l’espace libre à la liste de contrôle d’avant-direct : une carte pleine à la 90e minute ne sert à personne.

Le choix d’un modèle se résume au panneau arrière et à la distance de prise de vue. L’Explore 100 réunit la connectique broadcast complète et l’allonge d’un 30x au coût le plus bas. L’Explore 300 apporte l’image 4/3, l’autofocus hybride et la maîtrise du moiré pour les sites en HDMI, NDI HX3 et HD-SDI. L’Explore 500 associe ce grand capteur au 12G-SDI, au SFP+, au NDI High Bandwidth et au genlock pour les régies qui n’acceptent aucun compromis. Châssis, protocoles et interface web étant communs, un parc peut mêler les trois sous un même pupitre et une même fiche d’exploitation.

Telycam Explore 500 BK, caméra PTZ 4K avec 12G-SDI et SFP+

Pour intégrer des Explore Gen2 à un parc existant, indiquez-nous ce qui équipe déjà votre régie – mélangeur, générateur de synchro, cœur de réseau, switchs PoE – ainsi que la distance de prise de vue de chaque position. Nous vous signalons quel modèle se raccorde sans matériel supplémentaire, où il faut un module SFP+ ou un budget d’alimentation plus large, puis nous chiffrons l’ensemble en livraison intracommunautaire hors TVA pour les entreprises immatriculées dans l’UE.

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