Telycam Mix One – La solution tout-en-un parfaite

Un seul pupitre pour mélanger, piloter les caméras PTZ, diffuser et enregistrer. Voici la place du Telycam Mix One en production.
Mélangeur, contrôleur PTZ, streamer et bien plus encore
Trois caméras PTZ, un ordinateur portable, un invité à distance et un micro : c'est la configuration la plus courante d'un talk vidéo d'entreprise. Jusqu'ici, il fallait au moins quatre appareils pour la piloter – un pupitre de commande caméras, une régie, un encodeur de diffusion et un enregistreur – sans compter les convertisseurs et les blocs d'alimentation qui encombrent la table.
Le Telycam Mix One regroupe ces fonctions dans un seul pupitre. Concrètement, il s'agit d'un mélangeur vidéo à six sources doublé d'un contrôleur de caméras PTZ, d'un encodeur/décodeur IP (NDI HX3, SRT, RTMP, RTSP), d'une console audio avec entrée XLR et d'un enregistreur MP4 sur clé USB ou carte SD. Pour une société de production, l'intérêt se mesure surtout à ce qui disparaît de la liste de matériel – et du temps d'installation sur chaque site.

Côté réalisation, le moteur de mixage gère six couches de traitement plus les habillages. Huit transitions sont intégrées (cut, fondu enchaîné, fondu au noir…), avec des touches CUT et AUTO dédiées et une durée d'effet réglable. Les incrustateurs amont et aval acceptent les clés chroma, luma, linéaire et à motif, avec masque, adoucissement des contours et correction colorimétrique du premier plan : de quoi tenir un fond vert propre ou un décor virtuel aux couleurs d'une marque. L'entrée 1 peut s'afficher en incrustation image dans l'image, à la position voulue – la mise en page classique « intervenant + diaporama » des webinaires. Titres, bandeaux, horloges et sous-titres défilants sont disponibles dans la bibliothèque graphique, quatre mémoires d'images fixes accueillent logos et cartons d'attente, et les groupes de calques s'exportent vers une autre unité pour retrouver le même habillage dans un second studio.
Le suivi se fait sur un écran tactile de 22,4 cm (8,8″) en 1920 × 480, qui réunit aperçu, programme, vignettes des sources, niveaux audio et état du système. L'interface web reprend les mêmes commandes depuis n'importe quel poste du réseau : le chargé d'habillage prépare ses synthés sur un portable pendant que l'opérateur répète ses mouvements de caméra. Un mode de défilement automatique fait tourner les sources à intervalle réglable, pratique pour alimenter une salle de débordement ou un écran d'accueil sans personne aux commandes.
6 canaux d'entrée
Six sources simultanées, c'est le bon calibre pour la plupart des tournages corporate et des podcasts vidéo. Exemple de répartition réaliste : trois caméras PTZ en NDI, l'ordinateur du conférencier sur l'entrée DisplayPort USB-C, une caméra HDMI fixe pour le plan large et un invité distant reçu en SRT. Table ronde, démonstration produit ou émission à deux animateurs : tout passe sans seconde régie ni convertisseur externe.
Sources physiques et réseau se combinent librement, et le fabricant annonce une conversion de format sur toutes les entrées, de sorte que des signaux aux formats différents (parmi ceux pris en charge) cohabitent dans un même programme. L'association avec les caméras PTZ Telycam est particulièrement cohérente : depuis septembre 2025, la marque livre le NDI HX en standard sur ses modèles IP des gammes Explore, Vision+ et Drive+. Chaque caméra du réseau devient ainsi à la fois source vidéo et appareil pilotable, sur un seul câble.
Conseil pour les clients récurrents : construisez la répartition des entrées une fois, puis enregistrez la configuration complète. Le rappel d'un profil restaure sources, calques et routage audio en une seule opération – à la prochaine assemblée trimestrielle, la vérification technique démarre d'un état connu et validé, pas d'un pupitre vierge.
Entrées HDMI, USB et IP
Les deux entrées HDMI n'ont pas les mêmes capacités, et c'est un point à vérifier avant tout projet 4K. L'entrée HDMI 1 accepte jusqu'à la 4K60, ainsi que les formats 1080p, 1080i et 720p ; l'entrée HDMI 2 plafonne à 4K30/25 en UHD, tout en acceptant la même plage HD. On réservera donc HDMI 1 à la caméra ou au serveur média en 4K60, et HDMI 2 à une source 1080p ou 4K30.

La partie USB va plus loin que le simple « port USB-C » cité dans la plupart des annonces. On compte trois entrées vidéo USB : deux ports UVC (USB-C 3.0 et USB-A 2.0) pour webcams ou boîtiers de capture UVC, et un port Type-C multifonction qui reçoit un signal DisplayPort jusqu'en 1080p60. Le conférencier branche son portable directement, ses diapositives apparaissent comme une source – ni adaptateur HDMI, ni clé de capture. Un port Type-C hôte distinct pilote une station d'accueil ou un écran Type-C et fournit 5 V sous 1,5 A aux petits périphériques ; les ports USB 2.0 reçoivent clavier, souris ou stockage.
En sortie, deux connecteurs HDMI se répartissent les rôles : programme jusqu'en 4K60, et sortie AUX jusqu'en 1080p60 avec multiview ou aperçu, pour l'écran du réalisateur ou un retour de scène. La sortie USB UVC (MJPEG, 1080p60) présente le programme final à un ordinateur comme une webcam : l'émission mixée entre directement dans Teams, Zoom ou OBS pour une réunion hybride. Une sortie DisplayPort 1080p60 complète l'ensemble.
Prise en charge des protocoles RTSP, SRT et NDI
C'est sur les entrées réseau que le Telycam Mix One justifie son positionnement IP. Chaque protocole répond à un besoin précis.
Le NDI HX3 est le cheval de trait du réseau local. Les sources s'annoncent d'elles-mêmes – inutile de saisir des adresses – et la compression garde la bande passante sous contrôle. Selon les tableaux publiés par NDI, un flux HX3 en H.265 culmine autour de 50 Mbit/s en 1080p60 et d'environ 84 Mbit/s en 2160p60 : six sources HD tiennent largement dans un lien gigabit, avec de la marge pour les sorties.

Le SRT prend le relais sur Internet. Protocole de contribution point à point, il chiffre le flux et récupère les paquets perdus : c'est le bon choix pour un invité qui intervient depuis une autre ville, le signal d'un second site ou une liaison vers le décodeur d'un diffuseur. Le RTSP, lui, sert à récupérer les flux de caméras IP et d'encodeurs – une caméra de vue générale dans un hall d'exposition, par exemple, ou une installation de captation déjà en place dans une salle. Le RTMP est également accepté en entrée.
Telycam décrit sa partie réseau comme une architecture à double carte réseau, qui isole le réseau de production du réseau général du bâtiment. Pour un intégrateur qui installe l'appareil dans un étage de bureaux, cette séparation rassure tout le monde : le trafic des caméras reste hors du LAN de l'entreprise, ce que le service informatique apprécie.
Contrôle PTZ via VISCA IP et NDI
La commande des caméras fait partie intégrante du pupitre. Le contrôleur PTZ parle trois langages : VISCA sur IP (UDP ou TCP), NDI PTZ, et VISCA série en RS-232 ou RS-485 pour les caméras plus anciennes, antérieures au pilotage réseau. Le VISCA, protocole d'origine Sony, est repris par la plupart des fabricants de caméras PTZ, ce qui facilite la gestion d'un parc hétérogène. Avec le NDI PTZ, la commande voyage avec la source vidéo elle-même : on sélectionne la caméra et on la déplace, sans adresse de contrôle séparée à configurer.

C'est la partie matérielle que l'opérateur remarque en premier. Un joystick 4D à effet Hall gère panoramique, inclinaison et zoom ; il détecte la position par champ magnétique, sans contact frottant, donc sans piste résistive qui s'use – la cause habituelle de dérive sur les manettes à potentiomètre après quelques années d'exploitation quotidienne. Le zoom se commande aussi par basculeur ou par molette, et un bouton de mise au point indépendant dispose de son propre réglage de vitesse : un zoom lent et régulier sur un intervenant devient bien plus simple quand la courbe de vitesse est adaptée à l'optique. Jusqu'à six préréglages par caméra couvrent les plans types d'une émission de plateau : gros plan animateur, gros plan invité, plan à deux, plan large, table produit et écran.
Exposition, couleur, balance des blancs et niveau de détail se règlent depuis le mélangeur, tout comme les paramètres d'image et de suivi. Harmoniser trois caméras avant une interview en direct ne demande plus d'ouvrir trois onglets de navigateur. Un écran de contrôle séparé de 6,1 cm (2,4″) affiche les paramètres caméra, ce qui laisse l'écran principal entièrement consacré au programme.
Audio XLR
Un animateur ou un narrateur peut brancher un micro statique ou dynamique directement sur l'entrée XLR avec alimentation fantôme 48 V – sans préampli externe ni console supplémentaire pour une émission à une seule voix. Une entrée ligne stéréo sur mini-jack 3,5 mm reçoit un fond musical, un lecteur ou la sortie d'une petite console externe, et une sortie ligne stéréo alimente un casque, une sonorisation ou un enregistreur de secours.

Jusqu'à six canaux audio embarqués, issus des sources HDMI et IP, suivent leurs entrées vidéo ; la fonction Audio Follow Video reste réglable indépendamment. Chaque entrée dispose du niveau, de la coupure et du routage, avec contrôle de gain, et des vumètres en temps réel s'affichent sur le multiview. Les enregistrements embarquent un son AAC à 48 kHz.
À anticiper dès la préparation : avec une seule entrée XLR, un podcast à deux ou trois micros passe par une petite console reliée à l'entrée ligne. C'est une association courante et peu coûteuse, qui garde la table dégagée pendant que le Mix One s'occupe de l'image, des caméras et de la diffusion.
Streaming multiprotocole
Les quatre protocoles fonctionnent aussi en sortie, jusqu'en 4K60. Le RTMP envoie le direct vers YouTube, Twitch, Facebook ou tout point d'ingestion personnalisé, sans PC encodeur dans la chaîne. Le SRT achemine un flux de contribution sécurisé vers un diffuseur, une plateforme de production cloud ou un décodeur au siège d'un client. Le NDI HX3 remet le programme fini sur le réseau local, où il peut alimenter une station d'enregistrement, une salle de débordement, un lecteur d'affichage dynamique dans le hall ou une régie plus importante – le Mix One joue alors le rôle de sous-mélangeur autonome pour une salle annexe. Le RTSP fournit enfin un flux simple à visualiser dans une salle de contrôle ou sur un lecteur de supervision.
Les sorties physiques fonctionnent en parallèle de la sortie IP : programme HDMI vers un vidéoprojecteur ou un processeur d'écran LED, multiview AUX pour le réalisateur, UVC vers le portable de visioconférence. Le tableau de résolutions de Telycam confirme que le HDMI et le NDI peuvent transporter la 4K60 en même temps. Un seul appareil, plusieurs destinations : voilà comment un opérateur unique couvre un événement hybride complet – lancement produit, conférence ou session de formation.
Résolution 4K 60p
La sortie programme HDMI et le flux IP atteignent tous deux la 4K60, et l'enregistrement est possible en UHD. Les entrées méritent plus d'attention, car le fabricant est précis sur les limites : les sources 4K sont prises en charge lorsque les effets de calques sont désactivés, dans la limite de trois simultanées – deux en IP (NDI, SRT ou RTSP) et une en HDMI. Tout ce qui est en 1080p ou en dessous fonctionne sur l'ensemble des entrées HDMI, USB et IP, avec la totalité des outils d'habillage et d'incrustation.

Sur un vrai tournage, qu'est-ce que cela change ? Une captation 4K propre d'une keynote ou d'un lancement produit – une caméra 4K60 sur HDMI 1 et deux caméras PTZ 4K en NDI, montées en direct – reste tout à fait accessible et fournit au monteur un master net pour les déclinaisons réseaux sociaux. Un talk-show à six caméras avec bandeaux, logos incrustés et image dans l'image tourne en 1080p, ce qui correspond d'ailleurs à ce que la plupart des plateformes de direct et des outils de visioconférence livrent aux spectateurs. Le savoir avant de rédiger le devis évite de promettre au client un format que le plan de production ne pourra pas tenir.
Enregistrement sur cartes mémoire ou stockage USB
L'enregistrement du programme est intégré au Telycam Mix One, en fichiers MP4 (vidéo H.264, audio AAC) de 720p jusqu'à la 4K. Les supports acceptés sont les cartes SD, les clés USB et les disques durs ou SSD externes. Les longues sessions sont découpées automatiquement en segments de 5 à 60 minutes : une journée de conférence devient une série de fichiers propres, faciles à téléverser, à transmettre au monteur ou à publier session par session sur une plateforme de formation. Si un fichier venait à être endommagé, seul un segment serait touché, pas la journée entière.

Deux remarques pratiques. D'abord, l'appareil enregistre uniquement le programme – l'enregistrement ISO de chaque caméra n'est pas pris en charge. Si le montage exige des angles séparés, enregistrez-les dans les caméras ou sur un enregistreur NDI ailleurs sur le réseau. Ensuite, pour la 4K, privilégiez des cartes classées V30 ou plus, qui garantissent une écriture soutenue d'au moins 30 Mo/s ; une carte trop lente est une cause fréquente d'images perdues sur les longues prises.
Enregistrer et diffuser depuis le même boîtier fournit en prime une sauvegarde toute prête : si la plateforme de direct connaît un incident, le master local reste disponible pour une mise en ligne en différé, propre, une heure après l'événement.
Alimentation PoE++
Le port Ethernet gigabit accepte le PoE++, que Telycam annonce à 72 W – soit la catégorie IEEE 802.3bt de type 4, qui délivre jusqu'à 90 W au port du commutateur. Un port PoE+ classique (30 W) ne suffit pas à faire fonctionner le pupitre : vérifiez donc la fiche technique du switch ou de l'injecteur avant l'installation. La consommation au repos tourne autour de 22 W ; le reste du budget couvre les écrans, les commandes et les périphériques alimentés par le port Type-C hôte.

En installation fixe, le bénéfice est concret : un seul câble transporte alimentation, vidéo et commande, le pupitre peut se trouver jusqu'à 100 m de la baie, et si le switch est secouru par un onduleur, le mélangeur traverse une micro-coupure en même temps que les caméras. Pour les kits de tournée et les salles sans switch adapté, l'adaptateur secteur 12 V / 5 A fourni fait le même travail.
Au total, le Telycam Mix One remplace quatre ou cinq appareils distincts par un seul pupitre, un seul fichier de configuration et une seule source d'alimentation. Pour les sociétés de production qui gèrent des studios internes, des directs corporate, des podcasts vidéo ou de la captation de cours, cela se traduit par des installations plus rapides, moins de points de défaillance et un système qu'un opérateur seul pilote en confiance. Caméras et pupitres assortis sont disponibles dans la gamme Telycam, ce qui permet de spécifier une chaîne de production PTZ complète et compatible auprès d'un seul fournisseur.

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