ARRI M8 MAN HMI PAR
1 599,00 €
ARRI M8 est une tête HMI 800 W lumière du jour au format PAR open-face , basée sur le réflecteur facetté MAX Technology . Le trajet optique...
ARRI (Arnold & Richter Cine Technik) opère depuis Munich depuis 1917. Pour un acheteur professionnel, cette ancienneté a une valeur concrète : un projecteur doit survivre à des cycles de location, des tournées, des plateaux extérieurs et des grilles de studio, tout en conservant la stabilité photométrique, la constance de couleur et des tolérances mécaniques strictes. ARRI place la même rigueur dans la lumière que dans ses systèmes caméra, et son catalogue d’éclairage est cité par les équipes quand la cohérence capteur/lumière, la maintenance et la répétabilité passent avant tout.
Les recherches autour de la marque sont rarement “grand public”. Elles portent sur des paramètres mesurables : lux à distance, géométrie du faisceau, métriques de couleur (CRI, TLCI, TM-30), comportement en haute cadence, et intégration aux réseaux de commande DMX, RDM, Art-Net, sACN et CRMX. La gamme actuelle couvre trois réalités de production : les panneaux LED pour les grandes surfaces soft, les projecteurs LED pour le directionnel et la découpe, et les systèmes daylight & tungsten pour les studios qui gardent des workflows à gradateurs et à ballasts.
SkyPanel X est une plateforme modulaire configurable en X21 (2:1), X22 (2:2) et X23 (2:3). Chaque panneau intègre un moteur couleur plein spectre à six canaux RGBACL et offre jusqu’à huit zones “pixel” par panneau pour le pixel mapping, les effets console et les cues en production virtuelle. En mode hard natif, ARRI annonce jusqu’à 4 800 lux à 10 m (à 5 600 K), une valeur pertinente pour les throws moyens sur plateau et les mises en lumière où la perte liée à la diffusion doit rester maîtrisée.
La flexibilité du faisceau se fait sur la face avant, sans conversion complexe. Avec l’HyPer Optic, SkyPanel X forme un faisceau dur et rond d’environ 11° pour les clés punchy, les reflets motivés et le bounce à distance. Avec le dôme X21 (ou un adaptateur acceptant les accessoires frontaux S60), il devient une source soft contrôlée (champ autour de 107°). En configuration open-face, le champ s’élargit vers 121°, utile pour le bounce, l’ambiance et les couvertures larges sur des rigs compacts.
Pour les environnements exposés, SkyPanel X affiche une protection IP66 et une alimentation intégrée, ce qui réduit les blocs externes et sécurise le câblage en rig. Côté commande : DMX filaire, LumenRadio CRMX interne pour DMX/RDM sans fil, et LiOS3 avec des profils DMX rationalisés pour les assemblages multi-panneaux. Les ARRI ALEXA Modes apportent un levier supplémentaire pour la cohérence capteur/lumière, particulièrement utile lorsque plusieurs plateaux partagent une même charte couleur et des caméras différentes.
Le nom SkyPanel est devenu synonyme de soft-light “prévisible” en télévision, plateau multicam et fiction. Les tailles S30, S60, S120 et S360 permettent d’adapter l’ouverture sans réapprendre l’interface. Le format S60 reste un repère de terrain : ouverture d’environ 645 × 300 mm, montage standard sur spigot 28 mm, et plage de blanc continue 2 800 K à 10 000 K sur les versions couleur, avec correction plus/moins vert et des modes de couleur adaptés aux consoles.
En installation, SkyPanel se distingue par son comportement réseau. ARRI documente le fonctionnement en liaison (host/client) et des limites opérationnelles comme jusqu’à 32 appareils sur une liaison DMX dans la topologie supportée. Pour un ingénieur broadcast, ces détails simplifient la conception d’une grille : adressage, charge de ligne, et procédures de reprise en régie en cas d’incident pendant une émission en direct.
L-Series Plus vise les environnements où le Fresnel reste l’outil quotidien : découpe, contrôle du spill, et faisceau homogène. La série se concentre sur L5-C Plus et L7-C Plus, avec une optique Fresnel focusable du spot au flood et une compatibilité pratique avec les accessoires usuels (volets, scrims et périphériques de face). ARRI publie des identifiants produit stables (par exemple, la famille L5-C Plus commençant par L1.0048800), un avantage direct pour les achats multi-sites et la gestion d’inventaire.
En broadcast, la différence se fait souvent sur la commande et le diagnostic. L-Series Plus gère DMX avec RDM complet (adressage et monitoring), et ajoute le contrôle IP via Art-Net et Streaming ACN (sACN). Le feedback bidirectionnel (état système, heures de fonctionnement, paramètres DMX) réduit le temps d’immobilisation, particulièrement dans les studios en exploitation continue.
Orbiter se positionne comme un projecteur LED directionnel et polyvalent, basé sur le moteur ARRI Spectra à six couleurs (rouge, vert, bleu, ambre, cyan, lime). ARRI indique une plage calibrée 2 000 K à 20 000 K et des valeurs de qualité couleur très élevées autour de CRI > 98 et TLCI > 95, avec un comportement TM-30 robuste dans la zone 3 200–5 600 K, celle qui concentre la plupart des usages caméra. Les modes couvrent CCT, HSI, gels, x/y, source matching et effets, utiles pour la répétabilité sur séries, plateaux multiples et événements récurrents.
La polyvalence vient des optiques : utilisation sans optique pour un champ large, optiques open-face (souvent 15°, 30°, 60°) pour le throw, et optiques de projection pour des faisceaux serrés et le contrôle de motifs. Le système de fixation rapide QLM accélère les changements, et le panneau de commande amovible (souvent alimenté en PoE en installation) permet de suspendre la tête tout en gardant l’interface accessible.
Pour le punch daylight traditionnel, la M-Series reste une référence : M8, M18 (1 200/1 800 W), M40 (2 500/4 000 W) et M90 (6 000/9 000 W). La technologie brevetée MAX Technology fournit un système optique sans lentilles lourdes, combinant des caractéristiques de PAR et de Fresnel : rendement élevé, faisceau focusable et mise en œuvre rapide. Le M18 est annoncé comme une tête open-face à forte efficacité, avec réglage de faisceau sans lentilles de diffusion lourdes, ce qui accélère les changements quand la météo ou la lumière naturelle impose des ajustements.
Les détails d’infrastructure ont un impact direct sur la fiabilité. La documentation ARRI pour le M40 mentionne une compensation des pertes de câble avec des ballasts électroniques compatibles, permettant des longueurs jusqu’à 100 m sans chute de performance imprévisible. Sur un plateau, cela conditionne l’implantation des ballasts, la distribution, et la sécurité de passage de câbles.
ARRI maintient une offre daylight et tungsten pour les studios qui conservent des habitudes de travail classiques (scrims, gradateurs, rendu d’ombre Fresnel). ARRI annonce des appareils daylight open-face et Fresnel d’environ 125 W à 18 000 W, et des Fresnels tungsten de 150 W à 24 000 W. Dans une installation moderne, ces sources cohabitent avec les LED : tungsten pour les clés “pratiques” et les ombres nettes, panneaux et projecteurs LED pour les cues couleur, la mémorisation et la commande réseau.
Un bon bon de commande se construit par rôle optique et rôle de commande. SkyPanel et SkyPanel X couvrent l’éclairage soft, les grandes ouvertures et les effets pixel-mappés. L-Series Plus couvre le besoin Fresnel quotidien (focus, découpe, homogénéité) avec une intégration réseau qui parle aux consoles et aux systèmes de supervision. Orbiter apporte un projecteur directionnel à optiques interchangeables, utile quand une seule tête doit passer d’un open-face à une projection, puis à un rendu soft en restant dans un workflow cohérent. M-Series couvre la puissance daylight et les installations à ballasts.